ANNECY ELUE CANDIDATE FRANCAISE

Publié le par Vincent Gollain



Annecy candidate française à l'organisation des JO-2018

PARIS (AFP) — Annecy a été désignée candidate française à l'organisation des jeux Olympiques 2018 au terme d'un vote plébiscite du Comité national olympique (CNOSF) expédié en un seul tour de scrutin mercredi, laissant groggy la favorite Grenoble, qui a même été distancée par Nice.

Les 42 membres du conseil d'administration du CNOSF n'ont pas eu besoin des quatre tours de scrutin possibles donnant d'entrée une majorité absolue de 23 voix à la capitale de Haute-Savoie devant Nice (10), Grenoble (9), tandis que Pelvoux n'a obtenu aucun suffrage.

"C'est un grand honneur de pouvoir mettre à disposition notre territoire exceptionnel, entre le lac le plus pur du monde et le Mont-Blanc", a estimé Jean-Luc Rigaut, le maire d'Annecy, tandis que le président du conseil général Christian Monteil appelait les vaincus à l'union. "Nos portes sont ouvertes", a-t-il lancé alors que les partisans de Grenoble, sonnés par l'ampleur de la défaite, avaient déjà quitté les lieux.

Malgré le rapport technique flatteur de la commission d'évaluation qui plaçait la candidature iséroise en tête, la favorite a trébuché sur l'ultime obstacle, comme Paris-2012, battu sur le fil par Londres après avoir affiché une confiance inébranlable.

Deux travers évités par la modeste Annecy, dont la candidature a été orchestrée, il est vrai, par un maire triple champion du monde de canoë-kayak et véritablement portée par deux champions olympiques, Edgar Grospiron et Antoine Dénériaz, et la championne du monde Perrine Pellen.

Une qualité reconnue par Henri Sérandour: "Il faut conserver les sportifs à la tête de votre candidature, trouver un porte-parole emblématique", a conseillé le président du CNOSF avant de prévenir Annecy: "Jusqu'à juillet 2011 (date de l'élection de la ville hôte des Jeux 2018), nous n'allons pas vous lâcher."

Car le plus dur reste à faire pour la cité des Alpes dont la taille (50.000 habitants) risque déjà d'être un handicap aux yeux d'un CIO qui n'a plus accordé les Jeux d'hiver à une "petite" ville depuis Lillehammer (25.000) en 1994.

D'autant plus que la concurrence est rude, bien qu'encore peu nombreuse. Pyeongchang, candidate malheureuse pour 2010 et 2014, fait plus que jamais figure de favorite pour obtenir des Jeux qui suivront ceux de Sotchi, station russe sur la mer Noire considérée par le CIO comme étant en Europe. Et sur le Vieux continent même, il faudra passer le solide obstacle munichois.

"Nous allons rester nous-mêmes", promet Jean-Luc Rigaut, "continuer avec les mêmes. La saga Annecy 2018 continue."

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