études

Dimanche 8 novembre 2009



J'avais détaillé l'année dernière le classement de Shanghai des universités mondiales en matière scientifique (réf article) ainsi que le contre-classement de l'Ecole des Mines de Paris.

Le classement 2009 de Shanghai est désormais en ligne. Comme l'année dernière, trois université françaises figurent dans le Top 100 : Pierre et Marie Curie (40eme), Paris Sud (43eme) et Normale Sup Paris (70eme). A noter, que Pierre et Marie Curie a gagné 2 places. Plusieurs autres universités françaises figurent dans le top 500.

Le rayonnement mondial de ce classement va croissant et même si les universités françaises commencent à être plus présentes, voire un peu mieux notées, il n'en demeure pas moins que leurs scores restent souvent assez faibles pour être utilisés dans une démarche d'attractivité territoriale. 

Par Vincent Gollain
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Mardi 1 septembre 2009



L'Union des Banques Suisses vient de publier on étude annuelle comparative sur le pouvoir d'achat dans 73 villes mondiales. Quelques enseignements sont mis en avant par les auteurs de cette étude :

Oslo, Copenhague, Zurich et Genève en tête des villes les plus chères – Les meilleurs salaires en Suisse, au Danemark et aux Etats-Unis

  • Oslo, Copenhague, Zurich, Genève et Tokyo sont les villes les plus chères du monde.

  • Les plus hauts salaires du monde sont versés à Zurich et Genève.

  • La durée du travail est la plus longue au Caire et à Séoul, près de 600 heures annuelles de plus qu’en Europe occidentale.

  • Les fluctuations monétaires dues à la crise modifient le classement des villes.

Selon les résultats de l’étude "Prix et Salaires" réalisée par UBS, les villes les plus chères du monde sont Oslo, Copenhague, Zurich, Genève, Tokyo et New York. Ce classement a été établi à partir d’un panier normalisé de 122 biens et services. Si l’on tient également compte des loyers, la vie s’avère particulièrement coûteuse à New York, Oslo, Genève et Tokyo. Kuala Lumpur, Manille, Delhi et Mumbai sont les villes où ce panier est le moins cher. Les données sur lesquelles repose l’étude ont été relevées simultanément dans 73 grandes villes du monde entre mars et avril.

La Suisse, le Danemark et les Etats-Unis versent les plus hauts salaires
Dans l’étude comparative de 73 grandes villes du monde, les salaires bruts les plus élevés ont été relevés à Zurich, Copenhague, Genève et New York. Quant aux salaires nets, c’est dans les deux villes suisses évoquées ci-dessus qu’ils sont les plus élevés. A Delhi, Manille, Jakarta et Mumbai, le salaire horaire net moyen représente moins d’un quinzième du salaire suisse.

Zurich et New York: neuf heures de travail pour un ipod nano
Notre étude comparative du pouvoir d’achat des salaires devient particulièrement éloquente si nous n’utilisons pas, comme jusqu’à présent, un panier de marchandises abstrait, mais que nous calculons combien de temps il faut travailler dans chaque ville pour acheter un produit le plus uniforme possible et disponible partout avec la même qualité. En moyenne mondiale, un travailleur obtient le salaire nécessaire à l’achat d’un Big Mac en 37 minutes, d’un kilo de riz en 22 minutes et d’un kilo de pain en 25 minutes.
Dans cette étude, nous utilisons pour la première fois un autre produit qu’une denrée alimentaire pour comparer le temps de travail. Un iPod Nano (avec 8 Go de mémoire) convient à merveille comme produit indifféremment disponible dans le monde entier. Un salarié moyen à Zurich et New York peut s'offrir un iPod Nano dans un magasin Apple après neuf heures de travail. À l’autre bout du classement, nous trouvons les travailleurs de Mumbai qui, dans l’hypothèse d’un temps de travail quotidien de neuf heures, ont besoin de 20 jours et donc d’environ un mois de salaire pour s’acheter le même iPod.

Durée du travail élevée au Proche-Orient et en Asie – La France lanterne rouge
La durée moyenne annuelle du travail est de 1902 heures dans les villes étudiées. Ce chiffre atteint respectivement 2119 et 2063 heures dans les villes d’Asie et du Proche-Orient étudiées. Ainsi le Caire enregistre le temps de travail annuel le plus élevé au monde (2373 heures), suivi de Séoul (2312). Au niveau mondial, c’est à Lyon et Paris que l’on passe le moins de temps au travail, avec respectivement 1582 et 1594 heures par an.

Amériques:
Un dollar gagné aux Etats-Unis a plus de valeur que chez le voisin canadien après déduction des impôts et prélèvements sociaux. Si notre panier de 122 biens et services est un peu moins cher dans les villes canadiennes de Montréal et Toronto, le salaire horaire net y est aussi moins élevé que dans les villes américaines prises en compte, à savoir New York, Los Angeles, Miami et Chicago.

Asie-Pacifique:
Sur aucun autre continent l’écart de prix entre la ville la plus chère et la ville la moins chère n’est aussi élevé qu’en Asie. Alors que Tokyo compte parmi les cinq villes les plus chères du monde, d’autres localités telles Kuala Lumpur, Manille, Delhi et Mumbai se trouvent en queue de peloton. Les plus hauts salaires d’Asie sont payés à Tokyo. La population active de Tokyo, Hong Kong et Taipeh possède le plus grand pouvoir d’achat du continent asiatique. Sydney se situe dans les dix premières villes en comparaison internationale.

Europe:
Malgré l’élargissement de l’UE à l’est le 1er mai 2004 et l’introduction de l’euro comme moyen de paiement officiel en Slovénie (janvier 2007) puis en Slovaquie (janvier 2009), l’ajustement des prix entre l’Europe orientale et occidentale reste minime. Ainsi notre panier, composé de 95 biens et de 27 services, est environ 35% moins cher dans les villes des Etats membres d’Europe orientale que dans les métropoles ouest-européennes. A titre de comparaison, la différence de prix entre l’Europe orientale et occidentale avoisinait 38% dans notre étude de 2006.
Le salaire brut dans les métropoles ouest-européennes est en moyenne plus de trois fois supérieur à celui d’Europe orientale. Les salaires sont particulièrement modestes en Bulgarie (Sofia) et Roumanie (Bucarest).
En effet, le niveau des salaires dans ces deux pays, qui sont entrés dans l’Union européenne en janvier 2007, est comparable à celui de la Colombie ou de la Thaïlande.

Londres, encore la deuxième ville la plus chère dans notre étude en 2006, a perdu presque vingt places suite à la forte dévaluation de la livre sterling, et se trouve à présent dans la moyenne d’Europe occidentale (chiffres relevés entre mars et avril). La livre sterling a atteint le point le plus bas de 1.40 contre le dollar américain justement lorsque notre sondage voyait Londres perdre presque vingt places dans notre classement des prix et salaires. Avec la livre sterling s'appréciant à nouveau autour de 1.70, les prix à Londres ont augmenté de 21%, ce qui remonte Londres de la 21ème à la 5ème place de notre classement des prix globaux.

Les billets de train sont les plus chers en Grande-Bretagne et en Allemagne. Un aller simple (seconde classe) sur une distance de 200 km est environ une fois et demie plus cher en Allemagne (51,40 euros) (67,20 dollars américains) que dans les autres pays d’Europe occidentale. Il n’y a qu’en Grande-Bretagne où le train est encore plus cher: à Londres, un voyageur devra débourser 68,20 euros (89,10 dollars américains), soit environ le double du tarif pratiqué dans les autres métropoles ouest-européennes.




Sources :
Communiqué de presse d'UBS : cliquer ici

L'étude complète et les graphiques sont proposées en téléchargement sur la page du communiqué de presse.

Par Vincent Gollain
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Vendredi 7 août 2009

(cliquer sur la carte pour voir la carte détaillée)

Le Cabinet Mercer a publié récemment son classement 2009 sur le coût de la vie dans les villes mondiales. Cette étude permet d'évaluer le coût de la vie pour les entreprises qui désirent envoyer des expatriés.

Ce classeent, du fait des fluctuations monétaires et de évolutions économiques a connu de nombreux changements au regard de cleui de 2008.

Tokyo a pris à Moscou la première place du classement. Elle est donc devenue la ville la plus chère au monde. Osaka se classe en seconde position suivie de Moscou, Genève et Hong Kong. Paris se classe au 1"eme rang mondial (12eme en 2008). La baisse de l'Euro et de la livre sterling ont provoqué la baisse des villes européennes dans le classement permettant ainsi aux villes chinoises, américaines et japonaises de remonter.

La carte précedente permet de visualiser le Top 20 des villes les plus chères au monde.

Le résumé de l'étude est accessible en cliquant ici.

A noter l'excellent dossier du Journal du Net sur les villes européennes (cliquer ici).
Par Vincent Gollain
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Lundi 3 août 2009



Le cabinet OCO vient de publier sa dernière étude sur le marché de l'investissement international : situation et perspectives.

Mon article et le lien vers cette revue est disponible en cliquant ICI.

Par Vincent Gollain
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Lundi 6 juillet 2009


Le Projet Doing Business…

mesure la réglementation des affaires dans 181 pays et les villes sélectionnées au niveau sous-national et régional. L'équipe travaille en étroite collaboration avec des milliers de professionnels à travers le monde. Ce projet est soutenu par la Banque Mondiale.

Les pays sont classés en fonction de la facilité d'y faire des affaires, de 1-181, la première place indique le plus haut niveau de facilité. La France est classée 31ème en 2009.

L'indicateur de synthèse "facilité à y faire des affaires" se décompose en 10 familles d'indicateurs :
- création d'entreprise,
- octroi de permis de construire,
- embauche des travailleurs,
- transfert de propriété,
- obtention de prêts
- protection des investisseurs,
- paiements des impôts,
- commerce transfrontalier,
- exécution des contrats,
- fermeture d'entreprise.

Les classements sont disponibles en téléchargeant des tableaux excel (voir ICI), mais aussi à travers l'interface cartographique de Google, Google maps. Cette nouvelle visualisation des mêmes données que les tableaux excel offre un confort de lecture agréable et une autre vision du monde. A voir de toute urgence en cliquant ICI. Quatre autres enquêtes sont consultatbles sur le même site (enquêtes auprès des entreprise, programmes de privatisation, projets d'infrastructures et entrepreneuriat).

Par Vincent Gollain
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Vendredi 5 juin 2009


(c) V. Gollain - Conférence d'ouverture - La Baule 2009

La Baule s'est imposée comme l'un des événements européens majeurs dans le monde de l'investissement international. Malgré la crise économique, 1000 participants ont participé cette année à la World Investment Conference.  Cet afflux, lié à une excellente politique commerciale des organisateurs, a eu un effet pervers : la difficulté à obtenir son badge le mercredi soir. 30 minutes de queue pour la plupart des participants, c'est excessif.

Ce problème d'organisation mis à part, le soleil était au rendez-vous et surtout la qualité des interventions était à la hauteur de l'événement. Parmi celles-ci, je soulignerai aujourd'hui quelques points forts de l'étude de Ernst & Young, présentée par Marc L'Hermitte, et intitulée "Reinventing European growth". Elle se fonde sur l'analyse de 809 entretiens auprès de dirigeants d'entreprises localisés sur tous les continents.

Comme attendu, le marché des implantations d'entreprises s'est contracté en Europe en 2008. 3718 projets réalisés ont été recensés soit une stabilisation après cinq années de croissance. Les créations d'emplois ont elles chuté de 16% pour atteindre 148000 créations. Avec 39% de part de marché, l'Europe reste la première destination mondiale notamment car elle est considérée comme un "refuge". L'Europe Centrale et orientale a été nettement plus touchée que l'Europe de l'Ouest.

Le Royaume Uni reste la première destination des investisseurs étrangers en Europe, suivi de la Pologne pour le nombre d'emplois créés ou de la France pour le nombre de projets réalisés.

Les secteurs les plus créateurs d'emploi en Europe sont l'Automobile, les services aux entreprises et la construction de machines et équipements. En Europe de l'Ouest, au regard de l'année 2007, les secteurs du logiciel, de la finance et du commerce de détail ont été moins créateurs d'emplois que d'habitude.

Si l'Europe est une valeur "refuge" en temps de crise, en revanche elle n'emporte pas une forte adhésion lorsque la croissance économique sera de retour. E&Y souligne même que 53% des investisseurs interrogés n'envisagent pas de se développer en Europe, proportion jamais atteinte auparavant. La création d'une agence européenne de développement ne s'impose-t-elle pas aujourd'hui?

Pour contrer ces perspectives assez inquiétantes, les dirigeants des entreprises interrogées font cinq recommandations principales aux gouvernements européens:
- réformer le système financier;
- diminuer les taxes notamment en matière de protection sociale et assimilés;
- investir dans es projets majeurs d'infrastructures
- améliorer les garanties bancaires pour les emprunts des entreprises
- aider les entreprises et industries innovantes.


Pour télécharger le document d'Ernst & Young sur l'attractivité du site France : merci de cliquer ICI.
Pour télécharger l'étude sur l'attractivité de l'Europe : merci de cliquer ICI.

A noter l'excellent dossier réalisé par l'équipe de la Baule sur les villes globales. Nous aurons l'occasion de revenir dessus ultérieurement.

Par Vincent Gollain
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Mercredi 8 avril 2009



L'étude Paris Ile-de-France Capitale Economique et Ernst & Young sur "les implantations internationales en 2008 dans les principales métropoles européennes" vient d'être rendue publique ce soir à Paris. Elle sera prochainement téléchargeable ICI

Les principaux résultats sont les suivants :
- Paris Ile-de-France progresse de 6 % en matière d'implantations internationales alors que les 15 métropoles étudiées baissent ensemble de 5 % (dont - 14% à Londres et - 16 % à Madrid).
- Pour la seconde année consécutive, Paris Ile-de-France est la première région européenne pour le nombre d'emplois créés (4950) et creuse son écart avec Londres.
- La capitale britannique est la première région européenne pour le nombre d'implantations dénombées en 2008. L'écart avec Paris Ile-de-France se réduit.



 


Quelles explications peuvent - être apportées à ce succès de l'Ile-de-France en 2008, c'est à dire dans une année marquée par le début de la crise économique ? Denis Tersen, Directeur général de l'Agence Régionale de Développement Paris Ile-de-France apporte un éclairage complémentaire sur la situation de l'Ile-de-France et l'impact attendus de ces nouveaux investissements sur l'économie régionale : « Si grâce à son économie diversifiée, l'Ile-de-France résiste, pour l'heure, mieux que bien des grandes métropoles mondiales hyper-spécialisées et de ce fait très exposées, elle n'est pas épargnée par la dégradation marquée de l'économie nationale et internationale. La capacité d'attirer de nouveaux projets d'investissements, est dès lors un élément fort de réponse à la crise. Les nouveaux investissements directs étrangers (IDE) créent des emplois. Au-delà, ils apportent souvent une contribution importante à la réinvention de notre modèle de développement métropolitain en alimentant la conversion écologique de l'économie (secteur des technologies propres), en renforçant le potentiel de recherche et d'innovation francilien ou en proposant de nouveaux services. Ils préparent la sortie de crise » .

Les résultats de l'Ile-de-France 2008 sont également détaillés sur site Internet de l'ARD à partir des statistiques de l'AFII. Ces résultats, légèrement différents de ceux de Ernst & Young du fait d'une méthodologie de comptage différente, donnent une même tendance. L'Ile-de-France renforce son attractivité y compris vers les marchés lointains et émergents (cf. graphique).





 

Par Vincent Gollain
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Mardi 7 avril 2009


Le PUCA (Plan Urbanisme Construction Architecture) du Ministère du logement vient de publier les actes de ses séminaires sur l'attractivité des territoires. Une trentaine d'articles, avec de belles signatures, composent ce recueil. On y trouve des articles de fond comme des récits d'expériences menées en France, en Europe voire même en Corée. Les sujets traités sont divers : clusters et politiques d'attractivité; les stratégies urbaines et l'attractivité, le marketing territorial et le branding des villes, Thames Gateway, etc.

Pour télécharger ces actes : cliquer ICI.

Par Vincent Gollain
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Mercredi 1 avril 2009

Source : Classement ECER - Banque Populaire, 2009

La création d'entreprises est l'une des actions prioritaires des régions européennes en matière de développement économique. Des évaluations existent dans chacune des régions mais rien n'existait à l'échelle européenne avec des méthodologies comparables. L'objectif de l'étude ECER - Banque Populaire vise à répondre à ce manque. La première édition a été réalisée en 2007, le seconde venant de sortir.

C'est une enquête menée auprès des entrepreneurs vis à vis des offres qu'ils trouvent dans leurs régions respectives et qui cherchent à mesurer leurs perceptions, attentes et satisfactions. 

Le classement 2009 couvre 37 villes dans 19 pays européens. 2400 entrepreneurs ont été enquêtés par téléphone en mai 2008. Ce sont des entrepreneurs ayant créé leurs entreprises en 2004 et 2005. Le cabinet Altediem a mené cette étude pour le compte de l'association ECER.

Helsinki est en tête du classement 2009. La France, avec 4 villes retenues, se classe de façon intermédiaire. Lille est à la 11ème place, Lyon à la 14ème, Marseille 25ème et Paris 33ème.  Le classement France détaillé.

Le site de l'étude

Par Vincent Gollain
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Lundi 2 mars 2009


Une étude annuelle du conseil international en immobilier Cushman & Wakefield consacrée aux coûts d'occupation des 202 plus grandes métropoles mondiales

D'après l'étude annuelle du conseil international en immobilier d'entreprise Cushman & Wakefield, Office Space Across The World, qui compare les coûts d'occupation de bureaux dans 202 métropoles de 57 pays, Hong Kong et Tokyo sont désormais les deux villes les plus chères du monde. Ces dernières affichent des coûts d'occupation de 1 743 E/m²/an et 1 649 E/m²/an respectivement, reléguant ainsi Londres en troisième position, où le loyer s'établit à 1 403E/m²/an.

C'est la première fois en neuf ans que la capitale britannique ne figure pas sur la première marche du podium, ce qui témoigne de l'ampleur avec laquelle la crise financière et bancaire a frappé le marché immobilier londonien. Les valeurs locatives du plus prestigieux quartier de Londres, le West End, ont ainsi enregistré une forte chute de 23 % en un an, illustrant le coup d'arrêt brutal porté aux stratégies d'expansion de banques et institutions financières contraintes, entre autres, à de sévères réductions d'effectifs. Conjuguée à la dépréciation importante de la livre sterling, cette baisse fait désormais de Londres un marché de bureaux plus accessible pour les entreprises étrangères.

La " consécration " des marchés de Hong Kong et de Tokyo, désormais aux deux premières places du classement, doit cependant être relativisée. En 2008, de même qu'à Londres mais dans une moindre mesure, les valeurs locatives de ces deux villes ont accusé une baisse : la forte chute de 19 % enregistrée dans la capitale japonaise tranche toutefois avec le repli, limité à 4 %, observé à Hong Kong.

Hong Kong a davantage résisté en raison de la forte pénurie de bureaux neufs disponibles sur le marché et du nombre encore limité de surfaces libérées par les banques et autres institutions financières. Mais en 2009, des perspectives économiques toujours peu favorables et le déménagement d'entreprises dont le bail arrivera à expiration et qui chercheront à rationaliser leur outil immobilier devraient contribuer à accentuer la baisse des loyers initiée en 2008. Quelques facteurs d'optimisme demeurent toutefois, et ce pour l'ensemble du marché chinois. A Hong Kong, Shanghai et Pékin, les stratégies d'optimisation de l'immobilier des utilisateurs et leur recherche d'économies contribueront sans nul doute à nourrir une demande de surfaces de bureaux qui reste soutenue, dans le secteur pharmaceutique, de l'éducation et chez les cabinets d'avocats en particulier.

La baisse des loyers dans les trois premières villes du classement reflète les incidences plus générales de la crise économique mondiale sur l'ensemble des marchés de bureaux. Sur les 202 métropoles étudiées, 16 % ont ainsi enregistré une baisse de leur valeur locative en 2008 contre 1 % seulement l'année précédente. La dégradation est donc manifeste par rapport à 2007 où les loyers avaient enregistré une forte croissance de 14 %, liée la forte demande du secteur bancaire et financier dans un contexte de pénurie de l'offre de surfaces de bureaux de qualité. En 2008, la croissance des loyers a été limitée en moyenne à 3 % dans les 202 villes étudiées, soit la plus faible constatée depuis 2004.

L'Europe de l'Ouest en particulier est, parmi les grands ensembles géographiques mondiaux, celui qui a affiché le plus mauvais résultat avec une croissance des valeurs locatives limitée à 1 % entre 2007 et 2008. Certains marchés ont davantage souffert que d'autres : le marché de Dublin, largement dépendant comme celui de Londres de la demande du secteur financier, a ainsi enregistré un recul de 13 %. Avec un coût de 620 E/m²/an, la capitale irlandaise sort ainsi, pour la première fois en trois ans, du top 10 des villes les plus chères du monde.

Paris, qui a reculé d'une place, reste dans le top 10. En 2008, le maintien des loyers à des niveaux élevés a traduit, dans un contexte de pénurie de l'offre neuve de qualité, le succès constant des actifs neufs ou restructurés parmi les plus prestigieux de la capitale. Toutefois, après la forte augmentation observée en 2007 (+ 12 %) qui coïncidait avec la forte demande se portant alors sur Paris QCA, le loyer haut de gamme a subi une légère pression à la baisse. " Cette évolution à la baisse ne tient pas exclusivement à la disponibilité limitée de programmes neufs haut de gamme. Elle est aussi liée à l'attentisme des utilisateurs et au report des décisions immobilières de certains d'entre eux, en particulier dans les secteurs d'activités les plus exposés à la crise économique (banques privées, cabinets d'avocats) " explique Thierry Juteau, Directeur Général de Cushman & Wakefield France. Ailleurs dans l'Hexagone, certains marchés de bureaux n'ont pas connu cette évolution à la baisse. C'est notamment le cas de Lyon où une demande toujours soutenue des utilisateurs dans des secteurs d'activités divers et l'amélioration constante de l'offre de bureaux ont confirmé que la métropole rhône-alpine demeurait très attractive, avec un loyer haut de gamme s'établissant à 260 E/m²/an.

L'évolution des principaux marchés d'Europe occidentale tranche sur le continent avec celle des pays émergents et, plus particulièrement, de la Turquie, qui connait encore cette année la plus forte progression des valeurs locatives en Europe, avec une augmentation de 37 % à Istanbul, de 28 % à Ankara et de 25 % à Izmir. Cette dynamique pourrait toutefois être mise à mal en 2009 car même si la pénurie de bureaux neufs de qualité ne se dément pas, la crise économique a déjà commencé à peser sur la demande des entreprises internationales.

Dans les autres régions du monde, d'autres marchés ont tiré leur épingle du jeu. C'est notamment le cas de Dubaï, passée de la 8ème à la 5ème place du top 10 des villes les plus chères du monde, ou de Kuala Lumpur, qui a enregistré la plus forte croissance des loyers de bureaux en un an (+ 58 %). L'Amérique du Sud est, enfin, l'ensemble géographique où les loyers ont, en moyenne, le plus progressé dans le monde (+ 12 %).

" Il est difficile d'apprécier l'ampleur de la dégradation du contexte économique international et celle de ses incidences sur les grands marchés de bureaux. Le ralentissement général de la demande constatée à la fin de 2008 et la remontée progressive de l'offre disponible indiquent toutefois qu'il ne fait guère de doute qu'en 2009 la baisse des loyers devrait s'accentuer en Europe, tandis que l'augmentation sera moindre qu'en 2008 dans la plupart des villes émergentes. Le rapport de force entre propriétaires et locataires devrait par conséquent être modifié, ces derniers mettant à profit les nouvelles conditions de marché pour renégocier leur bail et mettre en oeuvre leurs stratégies de réduction des coûts immobiliers " conclut Thierry Juteau.

Top 10 des plus fortes augmentations de loyers en 2008

Classement  
Ville  
Quartier  
Augmentation des loyers en % en monnaie nationale  
1   Kuala Lumpur, Malaisie   QCA   58  
2   Istanbul, Turquie   Gayrettepe/Zincirlikuyu   37  
3   Abu Dhabi, EAU   QCA   33  
4   Durban, Afrique du Sud   QCA   30  
5   Durban, Afrique du Sud   La Lucia/Berea   29  
6   Rio de Janeiro, Brésil   QCA   29  
7   Ankara, Turquie   QCA   28  
8   Izmir, Turquie   QCA   25  
9   Vancouver, Canada   QCA   25  
10   Bogota, Colombie   QCA   20  


Source Cushman&Wakefield

Top 10 des villes les plus chères du monde*

Classement 2009  
Classement 2008  
Ville, Pays  
Coût d'occupation total (E/m²/an)  
1   (2)   Hong Kong, Chine   1 743  
2   (3)   Tokyo, Japon   1 649  
3   (1)   Londres, Royaume-Uni   1 403  
4   (5)   Moscou, Russie   1 276  
5   (8)   Dubai, EAU   1 169  
6   (4)   Bombay, Inde   1 027  
7   (6)   Paris, France   994  
8   (-)   Damas, Syrie   975  
9   (7)   Singapour   866  
10   (10)   Midtown, New York   832  



Source : Cushman&Wakefield

* Le classement est réalisé à partir des valeurs constatées dans la ville qui affiche les coûts d'occupation les plus élevés dans chaque pays. Les loyers, qui en représentent la plus grande part, sont calculés sur une base interne nette.

Etude complète disponible sur demande
Contact Presse
Nathalie Lhuillery
Cushman & Wakefield
+33 (0) 1 53 76 80 15
+33 (0) 6 82 67 56 11
nathalie.lhuillery@eur.cushwake.com



Fondé en 1917, Cushman & Wakefield est l'un des plus importants conseil international spécialisé en immobilier d'entreprise. Avec plus de 227 bureaux à travers 59 pays et plus de 15 000 personnes, Cushman & Wakefield propose un service complet de conseil, de commercialisation et de gestion pour le compte de propriétaires, locataires et investisseurs à tous les stades du processus immobilier. Nos services comprennent une aide aux clients en matière d'achat, de vente, d'investissement, de location et de gestion d'actifs. Cushman & Wakefield propose également des conseils en expertise, en planification stratégique et recherche, en analyse de portefeuille et en aménagement d'espace. Pour de plus amples informations, consultez notre site internet www.cushmanwakefield.fr.

Copyright Hugin

The appendixes relating to the press release are available on:
http://www.hugingroup.com/documents_ir/PJ/CO/2009/149946_88_8071_CushmanWakefield-ImmobilierBureaux-ClassementdesVilleslesPlusCheresduMonde.doc

Par Vincent Gollain
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