Cocorico ! Paris (n°2) et Lyon (n°9) apparaissent dans le TOP 10 des villes mondiales de l'économie innovante.
Le classement du TOP 10 :
1. Boston, Massachusetts, USA,
2. Paris, France, Europe
3. Amsterdam, Pays-bas, Europe
4. Vienne, Autriche, Europe
5. New York, New York, USA
6. Francfort, Allemagne, Europe
7. San Francisco, Californie, USA
8. Copenhague, Danemark, Europe
9. Lyon, France, Europe
10. Hambourg, Allemagne, Europe
Source : Innovation Cities TM Top 100 Index
L'association européenne "Europa Intercluster" vient de rendre public son dernier livre blanc intitulé "L'émergence de clusters européens de taille mondiale".
Je recommande la lecture de cet ouvrage particulièrement intéressant (117 pages).
Parmi les éléments les plus intéressants, se trouve la description des principales caractéristiques d'un cluster de taille mondiale. Les auteurs ont identifié 15 indicateurs clés répartis dans trois grandes catégories :
1. Les conditions cadre
- la qualité des membres du cluster relevant de la R&D
- la qualité de l'éducation dans les domaines pertinents
- la dynamique de création d'entreprises innovantes dans la région
- l'attractivité de la région pour des hauts potentiels, des chercheurs de classe mondiale, et pour des investissements étrangers
- l'existence d'une réglementation qui stimule l'innovation et l'existence d'une demande du secteur public
2. Les acteurs du cluster
- Une masse critique de leaders sur le marché et des leaders technologiques développant ou fabriquant des produits / services de haute technologie
- une visibilité et une notoriété internationale du cluster et de ses membres
- un engagement et une implication active des acteurs clés dans les activités du cluster
- L'implication des concurrents
- Une implication des acteurs du cluster dans les coopérations internationales et leurs liens avec des acteurs clés se situant en dehors du cluster
3. L'organisation et le management du cluster
- La stratégie du cluster et sa mise en oeuvre
- La professionnalisation des services du cluster
- La pérennité du financement et de l'équipe d'animation nécessaire au management du cluster
- La cohérence entre les acteurs de l'éducation et des organismes de R&D et les acteurs du cluster
- L'additionnalité
Télécharger le Livre Blanc (version française)
L'édition 2010 du rapport de la CNUCED sur l'investissement dans le monde est paru. Voici les principaux résultats sur les entrées et sorties d'IDE (Investissements Directs Etrangers) pour les 20 premiers pays ou territoires :
Selon la CNUCED, la tedance générale des flux d'IDE est la suivante. Les flux mondiaux d’investissement étranger direct (IED) ont commencé à se redresser dans la seconde moitié de 2009 et il y a eu au cours de la première moitié de 2010 une légère hausse qui a fait naître un optimisme modeste pour les perspectives de l’IED dans le court terme. À plus long terme, le redressement des flux d’IED devrait s’accélérer. Les apports d’IED au niveau mondial devraient dépasser 1 200 milliards de dollars en 2010, et atteindre entre 1 300 et 1 500 milliards de dollars en 2011, puis 1 600 à 2 000 milliards de dollars en 2012. Mais il pèse sur ces perspectives des risques et des incertitudes, notamment du fait de la fragilité de la reprise économique mondiale.
Rappelons que les statistiques de la CNUCED comptabilisent les IDE au sens de la comptabilité nationale. Il ne s'agit donc pas uniquement des investissements liés à des implantations d'entreprises. Plus précisément, comme le rappelle l'AFII, les statistiques de flux d'investissement direct étranger retracent les transferts de capitaux entre les entreprises étrangères et leurs filiales françaises. Elles prennent en compte :
- les opérations en capital stricto sensu (qui comprennent les créations et les acquisitionsd'entreprises);
- les investissements immobiliers;
- les bénéfices réinvestis;
- les autres opérations et notamment des prêts, avances ou dépôts à court et long terme.
La société Xerfi a publié les actes de son colloque "La finance face à l'emploi. Logique des marchés et relocalisation des activités". Comme l'indique le Président de ce groupe, il y a urgence : "La France est en effet confrontée à un nouveau choc de désindustrialisation. Depuis 1990, ce sont 1 260 000 postes qui ont été perdus dans l’industrie, soit 28% des effectifs. Ces pertes d’emplois se sont accélérées dans les années 2000, avec la montée de la globalisation, la concurrence des émergents, les délocalisations". Ce constat est d'ailleurs confirmé par le pôle emploi qui vient de rendre public les statistiques sur l'évolution de l'emploi en France en 2009 : 168000 postes industriels ont été perdus en France l'année dernière ! (télécharger l'étude du Pôle Emploi).
De très nombreux intervenants ont fait part de leurs constats, analyses et prévisions (Jean-hervé Lorenzi, Louis Gallois, Gilles Michel, Michel Aglietta, etc.). Les vidéos de leurs interventions sont disponibles ICI.
A noter également que le numéro spécial de Xerfi comprend aussi deux analyses très intéressantes : l'une sur la France et ses multinationales, l'autre sur les prévisions sectorielles 2011, avec notamment page 24 un tableau de synthèse sur les secteurs les plus exposés en France.
En résumé, un numéro à télécharger pour le lire sur les plages ou à son retour de vacances !
La compréhension de l'attractivité 2010 de la France s'est enrichie de deux parutions importantes durant l'été :
- l'Agence Française pour les Investissements Internationaux (AFII) a rendu public l'édition 2010 de son tableau de bord de l'attractivité, document réalisé en association avec le Ministère de l'Economie, l'Industrie et de l'Emploi, la DATAR et le Conseil d'Analyse Stratégique. Cette parution présente les indicateurs de résultats de la France pour 4 éléments clés : les investissements directs étrangers, l'internationalisation, les activités stratégiques et les compétences étrangères. Ce rapport étudie également 9 déterminants de l'attractivité, tels que l'éducation et le capital humain, les infrastructures ou la croissance verte. Pour chacun de ces indicateurs, la France est comparée à onze pays qui ont un poids important dans les investissements internationaux et des relations économiques le plus souvent soutenues avec la France. La taille et le dynamisme du marché, l’excellence des infrastructures et le niveau de qualification et de productivité de la main d’œuvre apparaissent comme autant d’atouts pour le site France. Malgré des progrès récents notables, sa position relative est moins favorable en matière de fiscalité et d’environnement administratif. Comme cité sur le site de l'AFII : « Ce tableau de bord est un outil d’information, mais aussi de suivi de la position de la France dans un environnement rendu plus concurrentiel par la crise économique. L’enjeu est connu : plus de 2,8 millions d’emplois sont assurés, en France, par les filiales d’entreprises étrangères, qui sont à l’origine de 40% des exportations françaises et de 20% de la R&D conduite dans notre pays. Il est essentiel d’apprécier les points forts, comme les points encore à améliorer, pour toujours mieux positionner le site France. L’édition 2010 du « Tableau de bord de l’attractivité de la France » répond à cette ambition. », David Appia, Président de l’AFII.
- Le député Paul Giacobbi vient de rendre son rapport parlementaire sur l'attractivité de la France. Comme titré par le nouvel observateur (version en ligne) : la France ne serait pas très "business friendly" notamment du fait d'une image top caricaturale de la France à l'étranger (sur ce point, voir d'ailleurs le rapport du CESE). Plus encore, c'est l'instabilité juridique qui peut également rebuter les investisseurs étrangers. Comme l'écrit le parlementaire : "En réalité, ce n'est pas tellement la situation actuelle qui inquiète l'investisseur étranger en France que le risque d'aggravation des impositions de toute nature, des charges sociales obligatoires et, plus généralement la complexité, l'obscurité ou l'instabilité de notre système". Plusieurs préconisations sont faites : se donner une vision de long terme, bâtir un contrat de confiance, améliorer la présentation de nos dispositifs pas toujours bien compris par les étrangers ou encore la mobilisation des réseaux diplomatiques et consulaires sur l'économie et l'investissement.
J'organise dans le cadre des Echos Formation, deux jours de formation consacrés à l'attractivité et au marketing des territoires. Ce module de formation se tiendra les 25 et 26 novembre 2010 à Paris.
Programme provisoire et Inscription disponibles en cliquant ici.

(c) http://www.flickr.com/photos/dharmesh84/
Mumbai, Inde,
3eme métropole mondiale en matière d'attractivité perçue.
Paris-Ile de France Capitale Economique vient de créer l'observatoire des Investissements internationaux dans les principales métropoles mondiales, avec le concours de KPMG. Les résultats de ce
benchmark inédit, dévoilés le 18 février 2010, permettent de connaître la perception et la réalité de l’attractivité des grandes métropoles mondiales en pleine période de crise.
Paris a une très bonne image auprès des décideurs internationaux interrogés : elle est classée 3ème métropole mondiale (35%) après New York (41%) et Londres (42%).
La hiérarchie des critères d’investissements a évolué avec la crise: la stabilité politique (92%) et la croissance économique (89%) sont aujourd’hui les critères les plus déterminants pour les décideurs internationaux.
Cependant, le paysage de l’attractivité se déplace vers l’Asie. De plus, interrogés sur les intentions d’implantation à trois ans, les décideurs se tournent désormais aussi en priorité vers 4 métropoles asiatiques : Shanghai, Pékin, Bombay, Singapour.
La réalité au regard des investissements internationaux est encore meilleure pour Paris, puisqu’elle se place au 4e rang en 2008-2009 et en 3e position sur les cinq dernières années. Seule Hong Kong progresse dans le top 5. Mais Londres reste le leader incontesté, avec 270 projets contre 191 pour Paris.
Enfin, Paris connaît la plus forte progression pour l’implantation de centres de recherche et se hisse désormais au troisième au rang mondial et au premier en
Europe. Belle performance aussi dans l’accueil de quartiers généraux, (+175%) où Paris se positionne au quatrième rang mondial.

Je suis intervenu dans une table ronde consacrée à la "culture, facteur d'attractivité du territoire ?" organisée à Caen le 26 novembre 2009 par Rétis, le réseau national des technopoles, incubateurs, CEEI et pôles de compétitivité, Synergia, Normandie Incubation et leurs partenaires.
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